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Le président du Conseil départemental commémore les déportations juives à Septfonds

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Le président du Conseil départemental commémore les déportations juives à Septfonds

Le quatre septembre au matin, MichelWeill commémorait les 80 ans des déportations juives à Septfonds, en compagnie de Nadine Sinopoli, maire de la commune et conseillère départementale , des vice-présidents José Gonzalez et Emmanuel Cros ainsi que de nombreux élus locaux.

La cérémonie a commencé autour de la stèle juive du Square Henri Grau. Michel Weill a pris la parole en rappelant que 80 ans après ce drame, il n’était jamais trop tard pour le devoir de mémoire au moment même où certains esprits cèdent à la tentation malsaine de la falsification et de la négation de l’histoire.

Il en a profité pour remercier la commune de Septfonds pour le travail effectué à la maison des mémoires, où ont été rassemblés les éléments épars de cette époque douloureuse.

Michel weill : On n’oubliera pas que c’est l’Etat Français qui a mis au service des Allemands l’appareil administratif de la France et a donc participé au génocide juif. Ainsi je m’associe pleinement au fameux discours du président Chirac, prononcé le 16 juillet 1995, commémorant la rafle du Vel d’Hiv : « La France, patrie des lumières et des droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jours-là, accomplissait l’irréparable »

Le président Weill a rappelé que malgré les ténèbres, des lumières se sont levés. A Montauban, c’est Monseigneur Théas et sa secrétaire Marie-Rose Gineste, qui ont diffusé un message lu dans toutes les églises du diocèse. Des familles et des communautés catholiques acceptaient d’héberger et de cacher les personnes traquées, notamment des enfants, soit jusqu’à la fin de la guerre, soit en transit pour que des filières leur permettent de passer en Suisse ou en Espagne.

La cérémonie s’est poursuivie avec une prière hébraïque puis une solennelle remise de gerbes par les élus auprès de la stèle.

La suite de la commémoration s’est déroulée trois kilométres plus loin, au camp de Judes. Sur place, un rappel historique du rôle du camp a été précisé, quand celui-ci se faisait l’instrument des mesures anti-juives du régime de Vichy. Ainsi, le 24 aout 1942, fut organisé la déportation de 84 hommes réunis dans un groupement de travail et le 3 septembre, l’organisation maléfique envoyait en déportation 213 personnes issus des familles juives raflées dans les départements du Tarn-et-Garonne et du Lot.