Notre histoire

Le Tarn-et-Garonne est constitué d'un assemblage de communautés et de « pays » très différents. Tourné vers l’agriculture et la petite industrie au XIXe siècle, le département connaît de profondes mutations à partir des années 1930.

L’histoire commence en 1808

Organisé le 21 novembre 1808 par décret impérial de Napoléon Ier, le département de Tarn-et-Garonne réunit des fragments de territoires prélevés sur ses voisins : l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot et le Lot-et-Garonne. Montauban en est le chef-lieu.

Il fallut 18 années d’intenses et insistantes démarches de la part des notables locaux pour que la troisième ville du sud-ouest après Bordeaux et Toulouse obtînt enfin un rang convenable à sa situation démographique (228 330 habitants en 1810) et économique dans la nouvelle organisation administrative de la France.

Notre histoire

Le 4 novembre 1808, le Sénat, que préside Cambacérès, décrète le sénatus-consulte ordonnant la formation d'un nouveau département : Article 1er : « Il sera formé un nouveau département, dont la ville de Montauban sera le chef-lieu, sous le nom de département de Tarn-et-Garonne » (extrait du Sénatus-Consulte du 4 novembre 1808).

Le 21 novembre 1808, au camp de Burgos en Espagne, Napoléon signe le décret impérial précisant l'organisation du département, tel qu'il apparaît sur la carte.

L’agriculture et la petite industrie au XIXème siècle

Si ses limites ont été établies de façon arbitraire, le département bénéficie de plusieurs atouts géographiques :

  • les plaines irriguées et les coteaux ensoleillés propices au développement de l’agriculture,
  • les routes,
  • les cours d’eau et les canaux favorables au commerce et à la circulation.

Pourtant, le creusement du canal latéral à la Garonne et le développement du chemin de fer au milieu du XIXe siècle ne suffisent pas à faire entrer ce territoire dans la Révolution Industrielle.

Il continue à vivre de ses activités :

  • la minoterie,
  • l’industrie textile (bas de soie et étoffe de laine),
  • l’agriculture

L’élevage du ver à soie occupe une place éminente dans l'économie locale. Le Tarn-et-Garonne fournissant 1/10e de la production nationale vers 1850.

Les coteaux favorisent l’épanouissement de la vigne qui se distingue déjà par la production d’un raisin de table réputé, le chasselas. Les fruits (prunes, pêches, fraises) et autres primeurs (asperges, artichauts, melons...) ainsi que l’ail vont prendre toute leur place dans la richesse locale lorsqu’ils pourront être acheminés rapidement.

Les petites entreprises prédominent. Les productions nouvelles sont liées à l’agriculture : fabrication des balais en paille de sorgho autour de Grisolles, industrie du chapeau de paille à Septfonds et Caussade. Vers 1870, une importante usine métallurgique s’implante à Castelsarrasin.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le département souffre cruellement de l’exode rural, que vient aggraver la ponction de la guerre de 1914-1918. L’immigration italienne puis espagnole permettra d’atténuer les effets de cette dépopulation dans l’entre-deux-guerres.

L'ère des mutations : 1930 à nos jours

Les graves inondations de 1930 suscitent d’importants aménagements territoriaux. Le modernisme architectural entre de force dans les vallées, il faut reconstruire des villages entiers. A Moissac et Montauban, la renaissance de certains quartiers suscite la construction d’équipements collectifs, de zones pavillonnaires et de logements sociaux. Ces nouveautés esthétiques et fonctionnelles ne bouleversent cependant pas l’urbanisme général de cités qui vont prendre leur essor dans les décennies suivantes.

Dans les années 1960, période d’intense expansion économique, le Tarn-et-Garonne s’urbanise. Le développement du secteur tertiaire, continu jusqu’à la fin du siècle, permet d’enrayer l’émigration de ses habitants. Une première vague d’équipements structurants (1960-1975) s’ensuit :

  • des piscines,
  • des centres hospitaliers,
  • des équipements scolaires et sportifs,
  • des zones industrielles sur lesquelles s’implantent des industries de transformation.

Parallèlement, le secteur agricole :

  • se renforce et s’organise (coopératives, marché-gare),
  • se spécialise aussi (arboriculture, primeurs, viticulture),
  • trouve des débouchés grâce à un effort de qualité validé par des appellations (telles que VDQS ou AOC).

Le département profite de l’expansion toulousaine grâce à une nouvelle proximité engendrée par l’autoroute A62, qui accélère dès lors l’installation d’entreprises des secteurs aéronautique, électronique et agro-alimentaire. Ces arrivées coïncident avec une seconde phase d’équipement, assurée par les efforts conjugués de l’État (rocades, autoroutes et chemin de fer : électrification de Bordeaux-Montauban en 1980) et des collectivités locales (Conseil départemental et communes) devenues, avec les lois de décentralisation, des décideurs et des acteurs à part entière du devenir commun.

Le fonctionnement de la centrale de Golfech stimule l’activité à l’ouest du département et la multiplication des plateformes logistiques favorise l’emploi.

Au XXIe siècle, le Tarn-et-Garonne renforce sa situation de carrefour en partie grâce à son implication dans le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV). La proximité de la métropole toulousaine est également à l'origine de l'augmentation de sa population, facteur de dynamisme et garantie pour l'avenir.

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