Le nouveau pont de Verdun sur Garonne

La Garonne et la mobilité en Tarn-et-Garonne

La Garonne à longtemps été une frontière entre occitans languedociens sur la rive droite et occitans gascons en rive gauche. Limite géographique naturelle par les difficultés de franchissement qu'elle représentait dans l'antiquité, elle devient un lien entre les peuples lorsqu'elle devient navigable sous la main de l'homme.

Longtemps, des gués et des bacs ont assuré un franchissement rendu aléatoire par les caprices de ce fleuve au régime torrentiel. Peu de ponts permettait la traversée de la Garonne tant il était difficile d'établir des fondations et des ouvrages stables dans son lit.

Le développement de la technique des ponts suspendus au début du XIXe siècle, qui permettent le franchissement de grandes portées sans appuis intermédiaires dans le lit du fleuve, a permis de multiplier les ouvrages. Sur le seul département de Tarn-et-Garonne, pas moins de sept ponts sur les dix qui enjambent la Garonne furent construits avec cette technique : les ponts de Verdun-sur Garonne, Bourret, Belleperche, Trescasses (ancien pont démoli en 1991), Coudol, Auvillar et Lamagistère.

Pourquoi ?

La décision de construire un pont à Verdun sur Garonne date de 1934 date de la mobilisation des premiers financements.

L'établissement du pont suspendu de Verdun-sur-Garonne, sur la Garonne, est autorisé par une première Ordonnance royale le 6/1/1839, renforcée par une deuxième en date du 2/5/1841 (avec une augmentation de la subvention de 55 000 à 70000F). L'adjudication définitive des travaux a lieu en 1842 après deux tentatives infructueuses. M. Busquet s'engage à construire un pont moyennent le péage de la traversée à son profit pendant 78 ans et 8 mois. La construction dure deux ans, et les épreuves de chargement sont passées avec succès en avril 1844. Il est ouvert à la circulation le 14 de ce mois.

Le 13 mars 1861 une tempête détruit l'ouvrage, les réparations durent de août 1861 à février 1862, ce qui nécessite la remise en place du Bac, dont la gestion anarchique n'est pas une sinécure.

Le 1er mai 1884 la traversée de l'ouvrage devient gratuite, le conseil général ayant racheté l'ensemble des concessions, qui s'avéraient être un frein au développement économique.

En 1931, le pont est reconstruit en réutilisant les pylônes de l'ancien ouvrage tout en les renforçant en béton armé.

Adapté aux contraintes d'alors, cet ouvrage présente des caractéristiques techniques qui limitent singulièrement la circulation actuelle.

Le pont est limité à 16 T et le rétrécissement de la chaussée à 4,60 m au droit des pylônes empêche le croisement des véhicules.

Les aciers qui composent les suspentes de l'ouvrage sont d'une qualité très médiocre qui les rend fragile lors de températures très basses.

Cet ouvrage seule liaison entre les deux rives de la Garonne entre le pont de Bourret à 13,5 km à l'aval et le pont de Mauvers à 5 km à l'amont est un lien important pour l'économie du village de Verdun et de ses environs.

En service depuis plus de 80 ans, ce pont ne permet plus une circulation fluide. Devant le coût excessif de sa réparation, le Conseil Général a opté pour son remplacement.

Un pont adapté au trafic

Correspondant aux contraintes de circulation d'aujourd'hui tout en conservant le caractère historique du franchissement de la Garonne, le nouveau pont sera construit à 20 mètres en aval de l'ouvrage actuel et suspendu sur 154 mètres. Il comprendra deux voies de 3 mètres chacune, complétées par des bandes de dégagement, bordées de trottoirs, qui permettront de sécuriser la traversée des cyclistes, des piétons et l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. Pas moins de 940 tonnes d'acier seront nécessaires pour mettre en œuvre les parties métalliques et 2 500 m3 de béton pour composer les massifs d'ancrage et les culées de l'ouvrage.

Un pont respectueux de l'environnement

Le Conseil Général a choisi la solution d'un pont suspendu car il permet de franchir d'une seule portée la Garonne. En s'ancrant sur les berges stabilisées, le pont n'aura pas d'appui intermédiaire en rivière qui déstructurerait le milieu aquatique. Les impacts sur l'environnement seront ainsi limités. L'ouvrage d'allure fine et élancée trouvera naturellement sa place dans l'environnement et le patrimoine local.

Partenariat Public-Privé

Pour la construction du nouveau pont de Verdun-sur-Garonne, le Conseil Général a choisi de faire appel à un Partenariat Public-Privé (P.P.P.). Il s'agit d'une première en France pour ce type d'ouvrage. Ce genre de contrat offre de nombreux avantages. En premier lieu, la technicité de la conception d'un pont suspendu nécessite de recourir à un partenaire privé spécialisé en la matière, et qui, de surcroît, garantit une livraison dans les délais. Ensuite, comme dans toutes procédures de P.P.P., le groupement Vinci, titulaire du contrat de partenariat, est aussi maître de l'ouvrage et assurera, de fait, pendant 25 ans, l'exploitation, l'entretien et la maintenance du pont. Côté financement, cette procédure permet au futur propriétaire de ne pas lever de fonds pendant les travaux mais seulement à compter de la livraison ou de la mise en circulation de l'ouvrage. Enfin, les clauses du contrat de partenariat imposent des contraintes qualitatives : les organes d'usure, tels que les appareils d'appui, les joints de chaussée ainsi que la protection anti-corrosion, devront être remis à neuf par le groupement Vinci. Ces particularités propres à un P.P.P. permettent de s'assurer que l'entreprise de construction privilégie la qualité de l'ouvrage à la rentabilité immédiate et assure au Département la propriété, en fin de contrat, d'un pont en parfait état.

Qui en bénéficie ?

Les 251 000 Tarn-et-Garonnais mais aussi les nombreux usagers de la route et des transports qui fréquentent ou traversent notre département sont les premiers bénéficiaires de conditions de circulation et de mobilité de qualité. Au carrefour de nombreuses voies de communications régionales, inter-régionales et nationales reliant les métropoles du sud de la France, le Tarn-et-Garonne voit un trafic important de véhicules légers et de Poids-Lourds, en augmentation, des 1,3 % par an depuis dix ans.

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Pourquoi le Conseil départemental est-il responsable de ce service ?

Au plus près des territoires, à l'écoute des administrés et des élus des 195 communes du département, le Conseil départemental est la collectivité idéalement placée pour définir et appliquer des politiques d'entretien et de gestion des routes et des ouvrages d'art qui concernent avant tout les Tarn et Garonnais.

C'est une compétence obligatoire du Département, c'est aussi un fort moyen de développement favorisant la mobilité et les flux économiques.

Le Conseil Général dispose pour ce faire des moyens matériels et humains et des compétences techniques et qualifications correspondantes. Dans les cas et situations spécifiques, le Conseil départemental se donne les moyens d'aller rechercher les compétences particulières et moyens d'innovation auprès des entreprises

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